Les animaux de compagnie, c'est bon pour la santé et la "sécu"
PARIS (AFP),
le 22-10-2004
Les propriétaires d'animaux seraient en meilleure santé que les personnes qui n'ont aucun compagnon à quatre pattes et rendraient de 15 à 20% moins souvent visite à leur médecin.
Plusieurs études, présentées lors d'une récente conférence internationale sur les relations homme-animal organisée à Glasgow (Royaume-Uni), vont en ce sens, résume Jean-Luc Vuillemenot, secrétaire général de l'Association française d'information et de recherche sur l'animal de compagnie (AFIRAC).
Ces enquêtes ont utilisé pour la première fois un "panel" représentatif, confirmant en termes précis ce qu'on savait depuis toujours : une interaction existe entre la présence d'un animal et la santé de l'homme, souligne M. Vuillemenot, interrogé vendredi par l'AFP.
Ces travaux, dirigés par Bruce Headey, de l'Université de Melbourne, font la synthèse des données issues d'une enquête répétée annuellement en Allemagne depuis 1984, auprès de 10.000 personnes au total, puis, en 1996 et 2001, auprès de 1.451 Australiens et, entre 2002 et 2004, auprès de 642 Chinois.
En répartissant la population en trois catégories, les chercheurs ont constaté que le groupe en meilleure santé était celui des possesseurs d'un animal depuis plus de cinq ans, suivi de celui des maîtres récents d'animaux. En dernière position, le groupe des personnes qui ne possèdent pas ou plus d'animal depuis de nombreuses années.
Les scientifiques ont eu l'idée de traduire les incidences de l'animal sur la santé en dépenses de sécurité sociale. Selon les chiffres cités à Glasgow, les soins ainsi évités auraient permis d'économiser par an 5,59 milliards d'euros à l'Allemagne et 3,86 milliard de dollars australiens (2,24 milliards d'euros) aux antipodes.
En Chine, jusqu'en 1995, une loi interdisait de garder un animal chez soi. Depuis son abolition, le nombre d'animaux de compagnie, chiens en particulier, ne cesse d'augmenter dans la génération des parents. Cette évolution, explique-t-on, est due au départ de plus en plus précoce des enfants du foyer, auquel les parents réagissent par l'accueil d'un animal. Sur 642 parents interrogés, 259 avaient un chien.
"Quant à la France, relève M. Vuillemenot, l'esprit cartésien (et son fameux "animal-machine" ) fait que les gens, dans l'intimité, sont favorables à l'animal mais adoptent, en public, une attitude neutre, y compris ceux qui vivent avec un animal au quotidien."
Ainsi, en évoquant l'intérêt des AAA (activités associant l'animal) dans les hôpitaux, établissements pour personnes handicapées, maisons de retraite ou d'autres structures d'accueil, on se heurte souvent à des réticences.
Les détracteurs avancent alors des arguments "hygiénistes", posent des questions sur la gestion de la présence d'un animal, le surplus de travail pour le personnel, note le responsable de l'AFIRAC.
"Malgré cela, ajoute-t-il, la situation progresse et il existe aujourd'hui en France une bonne soixantaine d'institutions où les assistants à quatre pattes sont admis et leurs effets bénéfiques prouvés."
En témoigne cette vieille dame en hospitalisation de longue durée qui a insisté pour obtenir l'autorisation de garder un chat dans sa chambre. Elle lui a aussitôt donné le nom d'un célèbre anti-dépresseur. "Vous savez, docteur, a-t-elle expliqué à son médecin, mon +Prozac+ est beaucoup plus efficace que le vôtre".
Je sais ce que c'est!!!!!!!!!!!!!!!!!!


j'en suis absolument convaincue !
Fabienne
Je suis tout à fait certaine de cela, pour ma part en tout cas!!!