
une belle association qui nous montre encore la grande complicité de l'Homme et du chien.
Un après midi avec Parole de Chien .
La Fondation 30 Millions d'Amis, qui soutient l'action de "Parole de Chien" depuis plus d'un an, a suivi la trace de deux des bénévoles de l'association et de leurs chiens visiteurs le temps d'une animation auprès d'handicapés.
Depuis bientôt deux ans qu'existe Parole de Chien, Isabelle de Tournemire, présidente de l'association et son chien Sumo ont été rejoint par une poignée de bénévoles, guidés par la même volonté d'apporter une peu de tendresse et de joie aux handicapés et aux personnes âgées. Intervenant régulièrement dans plusieurs structures parisiennes, Oscar, Enzo et Sumo, trois animateurs canins donnent, chaque lundi, tendresse et éclats de rire aux pensionnaires handicapés de l'Arche, un Centre d'Activité de Jour.
Dans le petit jardin de l'établissement, ils sont plusieurs à attendre l'arrivée des trois chiens intervenant cet après midi. A la vue de Catherine, Jean Yves et leurs animaux, les visages s'illuminent et Frédéric, un des pensionnaires du centre, s'empresse de rejoindre Enzo.
"C'est celui qu'il préfère" confie Catherine, bénévole dévouée à la cause de Parole de chien. En quelques minutes, tous le monde s'installe dans la salle et l'animation peut commencer alors que tous ont déjà les yeux rivés sur les trois chiens.
A l'Arche se rencontrent les pathologies les plus diverses, mais cet après midi c'est l'animal qui réunit tout le monde. Entre l'autisme, la trisomie et les autres formes de handicap, les réactions sont parfois imprévisibles mais tous le monde s'accorde à dire que cette animation est un grand moment d'apaisement.
Samuel, trisomique, est bien plus calme que ce matin. Très agité aujourd'hui, il a cessé d'hurler lorsque qu'il a vu les animaux. Maintenant il plaisante, il danse avec Oscar pendant l'exercice du parcours autour des chaises.
"Il n'a pas d'agressivité avec les chiens" explique Catherine, ravie d'avoir pu établir cette relation entre lui et les animaux.
Aujourd'hui, même s'il se fait entendre encore parfois, c'est pour participer aux activités du groupe.
Comme toutes les semaines, l'atelier reprend des exercices similaires. Chacun travaille et s'amuse à tour de rôle avec l'animal, des jeux de balles, de cerceaux, des parcours et enfin le brossage, grand moment de tendresse partagée.
"Il leur faut des repères fixes dans cette activité, ils ont besoin d'être rassurés, le soucis avec certain handicapés, c'est qu'ils régressent parfois, alors il faut savoir rester modeste quant aux résultats."
En effet, les signes d'un mieux être sont fugace, un sourire, un regard, un silence, c'est déjà beaucoup.
"En tant que visiteur, on ne guérit pas, on travaille dans l'instant, ce que l'on apporte c'est juste un peu de tendresse, un moment de joie." explique Catherine.
Malgré tout, cette joie partagée laisse des traces, l'emprunte d'une évolution. Valérie, autiste, à déjà passé douze ans dans le centre.
"Au début elle était complètement hermétique à l'extérieur, elle ne pouvait fixer son attention sur quoi que se soit, elle repartait très vite dans son monde."
Explique Céline B., responsable du centre.
En quelques mois d'activité avec les chiens, elle a commencé à s'exprimer autrement. Catherine raconte :
"Un jour, je lui montrais les oreilles d'Enzo, elle s'est approchée de moi et m'a dit "Oreille" ".
Aujourd'hui Valérie connaît le nom des chiens, et même si elle s'exprime encore peu
"on est les témoins d'un certain éveil psychique, c'est formidable" ajoute Céline.
"Pour nous bénévoles, c'est une grande récompense, c'est comme un moteur qui marche à l'électricité, ici on recharge nos batteries " s'émeut Jean Yves, le premier bénévole à avoir rejoint Isabelle de Tournemire dans l'association.
Lorsque l'atelier touche à sa fin, les handicapés brossent et caressent les chiens, c'est l'occasion d'un grand moment de papouilles, de bisous, le plus beaux cadeau pour les chiens, complètement épuisés par la séance. Sollicités pendant un peu plus d'une heure et demi par six handicapés, ils semblent avoir absorbé toute l'énergie qui a permis aux plus énergiques de s'apaiser le temps de l'exercice.
Une fois l'atelier terminé, Jean Yves reconnaît qu'on leur demande énormément.
Pour être chien visiteur, l'animal doit être avant tout bien dans ses poils. Le calme, la sociabilité et l'obéissance sont des qualités essentielles. Et lorsque, comme aujourd'hui, Isabelle de Tournemire recrute de nouveaux bénévoles pour répondre à la demande croissante des structures, la sélection est soumise à un test d'aptitude rigoureux.
"N'est pas chien visiteur qui veut ! " souligne Isabelle.
Xavier Häpe
www.paroledechien.com
contact@paroledechien.com
Source:
www.30millionsdamis.fr/FR/Dossiers/Animauxtherapeutes/UnapresmidiavecParoledeChien.asp
Mélanie et Julie vont grogner sur les gens. Et Ouin-Ouin obéit pas terrible.